19.5.08

Putain de chat

Je suis au bureau (mon bureau) et rien ne va. Comme d'habitude, c'est le bordel complet, l'amateurisme le plus total. On nous propose une réunion urgente pour discuter d'un petit dossier, alors que des trucs nettement plus énormes nous sont imposés régulièrement sans qu'on demande à notre équipe s'il nous est possible de les traiter dans les délais demandés. Pendant ce temps, dans le même service, d'autres se tournent les pouces parce qu'il n'y a pas assez de travail. Mais oser l'avouer, oser regarder cette situation en face, ce serait bien trop inconfortable. S'il n'y avait pas ce salaire, cet énorme salaire qui rend accro, je serais déjà loin. Le prix de mon âme et de mon courage? Un énorme salaire, s'il vous plaît.

Ce billet sera donc, plus qu'un autre, le billet des doléances. La journée a de toutes façons très mal commencé. C'est le premier jour de mon retour de vacances, ou plutôt d'un long congé qui restera parmi les grands gâchis de ces dernières années. Récapitulatif: pendant ces dix-huit jours, j'ai beaucoup joué à GTA; j'ai donné un bon coup de pied dans ce régime que je n'avais de toutes façons pas vraiment commencé (le cœur est ailleurs); je me suis éclaté le dos la veille de mon congé, et ça tire encore aujourd'hui, j'ai l'impression d'être en plâtre; on est partis 4 malheureux petits jours en Bretagne, et si j'ai beaucoup aimé être là-bas, l'ambiance était délétère; et au retour, le chat s'était barré: voilà une semaine que personne ne l'a vu, et trois jours que je parcours le quartier en tout sens armé d'avis de recherche dont j'inonde les boîtes aux lettres…

Tout ça pour débarquer au boulot ce matin, détour par la cafétaria pour trouver un petit-déjeuner décent, et me retrouver derrière une vieille fonctionnaire qui fait un mini scandale parce qu'il n'y a pas de sandwich jambon-beurre. Des envies de meurtre… Mais bon, je suis mal placé pour râler sur les gens qui se plaignent, vu la teneur de ma prose du jour. Je pourrais être birman ou sichuanais, après tout.

J'arrête là, ça devient pénible.

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Das Essen des Bärs