22.4.08

Nach Berlin und zurück

À force de pondre des billets narcissico-darks, fatalement, on se retrouve avec des commentaires qui réveillent. Je me sens mal, je me sens seul, je compense.... Ben oui, c'est vrai. Si je me suis mis à écrire de temps en temps ici, c'est que ça me semblait moins cher et plus efficace que de passer deux heures par semaine mal assis en face d'une personne dont je n'étais pas sûr qu'elle se rendait compte que je la payais pour ce privilège. Et voilà que surgissent de nulle part deux réactions si inattendues, de gens que je n'arrive pas à reconnaître... Newsflash, mon bonhomme: ton blog, il est chez Micmic, donc, ton blog, il est sur Google, donc, ton blog, beh forcément... on peut le trouver. Breeeeef.... chers lecteurs, bonjour! (accompagner la salutation d'un sourire crispé, genre ça)

J'avais envie de partager mon enthousiasme pour mon hobby du moment, à savoir l'allemand, dont j'ai commencé l'étude en février. Mais finalement, c'est drôlement plus facile de montrer qu'on aime un truc quand on a les gens en face de soi et qu'on peut s'exclamer que «Woah l'allemand c'est trop génial, je sais déjà dire plein de choses hyper intéressantes! Ich habe einen netten Hund, aber er ist dumm und ich glaube, ich liebe Katzen mehr. Trop cool hein?» De préférence avec les yeux qui pétillent, des grands gestes et en parlant un peu trop fort, en racontant plein d'anecdotes finalement un rien barbantes. Je retourne à Berlin avec mon homme en juillet, et je suis carrément impatient de mettre tout ça en pratique -- en espérant pouvoir parler d'autre chose que des animaux de compagnie, tout de même.

Dans les autres news du moment, j'ai vu une diététicienne lundi dernier. Une diététicienne. Gentille, marrante et tout, sérieuse, décidée, motivante. Et même pas chère! C'est rafraîchissant et rassurant. La précédente (car, sans vouloir jouer les jolis cœurs, j'en ai connu beaucoup, des diététiciennes) avait à peu près autant d'originalité dans son propos nutritionnesque qu'une page de Flair Hebdo à l'approche de l'été. C'était fin 2001, et sa nullité m'avait poussé à prendre les choses en main moi-même, en reprenant le sport et une cuillère de bon sens: résultat, une alimentation saine, 4-5h de judo par semaine, et en à peine trois mois, près de trente kilos évanouis dans la nature... Avec le recul, ça me paraît extra-terrestre d'avoir réussi un truc pareil. Deux relations de longue durée et trois années d'un boulot sédentaire plus tard, me revoici quasiment au sommet de mes courbes... Avec ma nouvelle diététicienne, on va faire de la magie, j'en suis sûr! Elle ne croit pas aux miracles: moi non plus, ça tombe bien.

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Das Essen des Bärs